TP Ferro essaie d’éviter la faillite au tribunal de Gérone

tp ferro carteLa société TP Ferro de droit Espagnol constituée a parts égales entre la Ste Française EIFFAGE et l’ Espagnole ACS, se trouve dans une situation financière catastrophique à la veille d’une échéance de remboursement d’emprunt au 31 mars.  Sans avoir pu aboutir au cours de plusieurs mois de négociations à obtenir un accord de refinancement de prêts arrivant à échéance, elle utilise auprès du tribunal de Gérone la procédure de « pre concurso » du droit Espagnol, qui permet aux sociétés dans cette situation de bénéficier d’un répit de trois ou quatre mois afin de parvenir à négocier un concordat avec leurs créanciers, seule et ultime solution qui lui permette d’ éviter un dépôt de bilan.

logo TP ferroTP Ferro est la société concessionnaire de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre la France et l’ Espagne sur le tronçon Figuéras  Perpignan.

En 2005 un prêt de 532 millions d’euros servant à financer le tronçon de 44,5 km qui relie Perpignan à Figueras nécessitant le creusement d’ un tunnel dans le massif des Albères.  Une partie de ce prêt devait être refinancée en 2015 et prolongée de 35 ans.

Pour compenser les retards de la ligne sur le tronçon Barcelone  Figuéras, qui n’a été mis en service que fin 2013, l’état Espagnol versait une somme annuelle d’environ 30 millions d’euros pour compenser la perte d’exploitation due a ce retard . Depuis la connexion intégrale ce versement n’est plus réalisé et les recettes de la ligne sont très insuffisantes pour couvrir les frais d’exploitation et le service du remboursement de la dette.

Cette ligne dont les prévisions avant mise en service ont été colossalement sur estimées ne voit à ce jour passer que 10 TGV ou AVE espagnols quotidiens et 12 trains de marchandises par semaine, qui ramènent des recettes dérisoires face aux besoins du simple remboursement d’emprunt.

Afin d’anticiper toute défaillance possible de TP Ferro et devant les difficultés auxquelles la Ste fait face, la fragilité de TP Ferro à conduit la France et l’Espagne à créer, en début d’année, une structure confiée à RFF et à son homologue espagnol, l’Adif, destinée à se substituer sur le champ au concessionnaire de la ligne en cas de défaillance, afin que le service soit maintenu.

Décidément on ne peut que constater que la longue histoire de la ligne TGV entre Barcelone et Paris (en passant par Perpignan) n’est qu’une longue série de déconvenues, et de retards, qui s’intercalent à des moments de rêves euphoriques, lesquels  se heurtent fatalement aux dures réalités économiques.

Et ce n’est pas fini !  Courage il y a d’autres épisodes à venir.

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