Nous deviendrons tous ‘UBER’.. c’est incontournable !

uberCela s’appelle l’ Uberisation, ce nom totalement inconnu de nos dictionnaires vient de la Ste UBER créée en 2009 à San Francisco (Californie), par Garrett Camp et Travis Kolanick. Elle a connu un succès foudroyant , l’entreprise est présente aujourd’hui dans 53 pays, elle est en France la bête noire des taxis. L’état à vite légiféré en urgence pour empêcher son  type d’activité sur le territoire national, des policiers sont spécialisés et agissent contre la pratique, mais cette frêle barrière administrative parait bien illusoire face à la marée de ces ‘services Ubérisés’ que permet l’avancée technologique et la pratique du Net et qui se moque des législations nationales particulières.

Dans le monde d’Internet les barrières nationales sont futiles et dérisoires.

A présent, et par seulement quelques clics au clavier, de plus en plus d’applications mobiles et de sites web proposent des services de sociétés de ce type sur des tas d’activités.

Le principe de ce genre de Société ‘prestataire’ de services est simple. Elle mettent directement le client en rapport avec un fournisseur prestataire potentiel.

Cela a pour effet d’évacuer les contraintes qui pèsent sur les entreprises traditionnelles : masse salariale permanente, charges sociales, déclarations administratives, normes, législation, espace matériel de travail etc etc …

Certes le consommateur est le grand gagnant immédiat sur le prix, mais il ne bénéficie pas en retour de la couverture des règles de sécurité ou de protection des consommateurs ni de garantie de qualité du service. Seul le prix, expurgé par ce système de toute charge sociale ou impôt, est l’appât du consommateur.  Mais à à l’ère ou le consommateur exige ToutTout de suite, et le moins cher possible, ce créneau bénéficie d’un succès certain.

Ce ‘système‘ UBER, fait un recours systématique à des travailleurs indépendants non déclarés et payés à la tâche, donc mal payés et mal protégés selon les règles sociales.  Ce que nos hommes politiques de gauche pensent combattre par la contrainte administrative, en l’ appelant le « capitalisme sauvage »  n’est en réalité que l’aspect mondialisé, incontournable, qui s’impose à tous, de nouvelles règles sociales mondiales qui impactent notre façon bien Française de financer le social par l’imposition du travail.

Réalité incontournable de la mondialisation, sauf à bâtir des clôtures nationales illusoires, cette nouvelle, étape contrairement à la précédente qui a favorisé la délocalisation de la production et des emplois, celle ci conserve les emplois sur place, mais leur importe le régime social mondial. Ce fait ne peut qu’être examiné favorablement mais impose une adaptation rapide à ce mode de rapports entre opérateurs et clients, basés sur la réactivité et le prix écrasé au détriment des taxes sociales qui le grèvent, tout particulièrement en France.

A l’avenir il ne faudra plus, tel nos rêveurs Don Quichotte politiques de gauche, combattre ces moulins économiques avec toujours plus de contraintes légales et administratives qui leur sont soit inapplicables soit incontrôlables.  Ce sont nos Sancho Pansa politiques libéraux, sociaux démocrates ou de droite, qui devront réfléchir pour alléger, simplifier, et réduire financièrement les charges des acteurs de l’économie traditionnelle, artisans et PME, qui sont en première ligne des victimes expiatoires de l’ UBER économie, et qui ne peuvent lutter à armes égales avec cette « new économie low coast »

Dans le contexte économique de crise ou nous sommes, la croissance de ce type d’entreprises est exponentielle. Ce sont non seulement les taxis, mais toutes les activités de service qui sont ou seront impactées. La société du zapping permanent ou l’on vit, ou le consommateur exigeant veut tout , tout de suite, et le moins cher possible, est favorable à l’expansion ultra rapide de ce type de sociétés. Pire encore, le syndicaliste affecté dans son emploi par ce type d’activité est sans doute lui même par ailleurs prêt à en être client pour raisons de bénéfice de prix immédiat.

Maintenant l’économie traditionnelle de services, petites entreprises et artisans, connaît le nom de son adversaire, ce sont les UBER activités.

L’ UBER système, certes bouleverse la concurrence et se rend même  ‘illégal’ en terme de droit français, mais ‘irréversible’ en terme pratique d’utilisation technologique et de tendance.  UBER a aussi pour effet de démonter l’urgence de réformer non seulement le droit social en l’adaptant aux réalités mondiales qui s’imposent, mais de plus à repenser rapidement et totalement le mode d’attribution et de financement du système social Français qui est à ce jour uniquement prélevé sur la taxation du travail déclaré.

Le slogan à la mode ne sera plus « Nous sommes tous Charlie » mais sans doute « Nous sommes tous Uber ! »

uber-sociologie-

 

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