A 12 petits jours du BREXIT ! …. Etes vous prêts ?

brexitC’est le 23 juin dans 12 jours que les Britanniques sont appelés aux urnes pour exprimer si OUI ou NON ils désirent rester dans l’ Union Européenne.

L’Europe est encore un lointain rivage pour les Britanniques.  Le titre explicite « Brouillard sur l’Angleterre, le continent est isolé » que titrait il n’y a pas si longtemps un quotidien Britannique, n’était pas du qu’à son humour british. Le royaume uni est une île et ce fait géographique les condamne a avoir une mentalité d’iliens.

Il sont rentrés en Europe par la petite porte du marché commun, et un peu à contre coeur.  A présent on ne peut que constater que la Grande Bretagne est une « île flottante » qui baigne dans une « crème Anglaise », et cette crème vire à l’aigre.

Trois très récents sondages donnent tous trois des indications proches et négatives sur le résultat du vote du 23 juin.

L’institut TNS, sur un échantillon de 1213 personnes,  fait état ce d’un sondage réalisé durant la troisième semaine de mai, selon lequel le « Brexit » recueillerait 43 % des voix tandis que 41 % se déclarent pour le maintien.

L’institut YouGov a lui réalisé pour le compte de la chaîne ITV un sondage sur la période du 1er au 3 juin établi sur un panel de 3495 personnes. Ce sondage donne 45% de votants favorables au Brexit,  et 41% pour le maintien.

L’ institut ICM spécialiste des sondages en ligne, note que le dernier sondage réalisé ce Dimanche, montre un accroissement sensible de l’écart entre le YES et le NO. il mesurent à 48% le Brexit et qu’à 43 % le Bremain.  C’est écart n’était que de 3 points précédemment.

BulletinLes Britanniques devront prendre une grande décision en faisant juste une petite croix.

De ce côté ci de la Manche, ou les Français sont tous concentrés sur les grèves et sur l’Euro2016 qui vient d’ouvrir, seuls 47% d’entre eux pensent qu’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne pourrait avoir un impact négatif sur l’économie française.  Il est vrai que l’économie Française ne va déjà pas très bien, sans que cela inquiète outre mesure une quantité de syndicalistes irresponsables.

Rentrés dans le Marché Commun en 1973 et alors que les britanniques ont  validé cette décision par un vote à 67% en 1975, les Britanniques ont mal supporté les contraintes d’une Union Européenne qui s’est substituée au Marche Commun originel.   Bien que traités avec un régime spécial qui leur donne de nombreux avantages et accommodements particuliers, les Britannique ne supportent plus un Parlement Européen qui leur impose 70% des lois et règlements qui s’appliquent sur leur île. C’est tout simplement la Loi communautaire qu’ils refusent, et que leur impose leur appartenance communautaire.

Mais le BREXIT n’est pas un vote homogène, s’y ajoutent  les eurosceptiques qui réclament en vain un droit de veto permanent  sur les décisions de Bruxelles. Egalement les supporters du parti souverainiste UKIP (United Kingdom Independence Party) qui critiquent l’immigration faisant valoir que plus de la moitié de l’immigration nette en Grande-Bretagne provient de l’Union européenne, en particulier des pays de l’Est (Roumanie, Pologne, Pays Baltes) et que l’adhésion à l’ UE ne permet pas de s’y opposer. A leurs yeux le Brexit devrait permettre une fois dehors de l’UE, de reprendre le contrôle de ses frontières et de sa politique migratoire.  De plus le long feuilleton de la crise Grecque et les tensions permanentes sur la zone €uro instillent dans l’opinion Britannique l’idée de quitter un navire Européen qui prend l’eau de toutes parts.  Reste aussi la vision utopique qu’ils ont conservé du Commonwealth, qui leur donne l’illusion de pouvoir aisément commercer avec le monde entier sans être membre de l’Union Européenne.

 » Dedans c’est dedans, dehors c’est dehors »

Wolfgang Schäuble le ministre Allemand des finances est lui, on ne peut plus clair. En rappelant ce principe, il précise que si Brexit il y a,  le Royaume Uni ne pourrait plus bénéficier des avantages du marché unique européen.  Car pour prétendre bénéficier du statut d’associé, statut semblable à celui de la Norvège ou de la Suisse, qui ne sont pas membres de l’UE mais qui ont accès à la zone européenne de libre circulation des personnes et des biens,  il faudrait que le Royaume Uni se conforme aux règles du club Européen qu’elle veut désormais quitter.  Cette ambiguïté n’est pas supportable pour les Allemands.
Décidément entre les grèves de la CGT, l’Euro 2016 du foot, et le Brexit possible, ce mois de Juin est chargé d’événements et de surprises. Bonnes ou mauvaises.

Ce qui est sur c’est qu’après le 23 Juin dans tous les cas,  l’Europe ne sera plus la même, et elle devra vite évoluer pour continuer d’ exister.  Cette évolution ‘obligatoire’ est sans doute la meilleure nouvelle qu’ait eu l’Europe depuis longtemps.

 

 

 

 

 

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