2 Présidents 1 même échec ! ……. Dramatique match nul industriel

nico-francoisDepuis les deux derniers quinquennats l’Industrie Française subit l’asséchement  de ses emplois, du au refus de mettre la France dans le sillon de la nouvelle économie issue de la mondialisation.

C’est la faiblesse des gouvernements successifs devant les positions négatives et suicidaires de certains syndicats (CGT en tête) mais aussi l’indécision politique et le manque de stratégie gouvernementale pour l’industrie nationale, qui ont occasionné au fil des ans ce « décrochage » industriel catastrophique pour l’emploi.

Prenons pour exemple la sidérurgie Française au travers de ces deux sites historiques de Gandrange et Florange.  Deux drames industriels et sociaux, et deux échecs de politique industrielle des deux derniers Présidents.

Gandrange et Sarkozy en 2008

Gandrange a reçu Sarkozy.  L’ex Président qui souhaiterait le redevenir, a le 4 février 2008, (seulement deux jours après son mariage avec Carla)  rendu visite au site de Gandrange à la demande des syndicats salariés .. Qu’ a t’il dit aux salariés rassemblés pour écouter Nicolas le ‘sauveur’?

Tout d’abord une entrée an matière originale et autobiographique :    « Je dois dire que Gandrange, comme voyage de noces, y a pas mieux » .  Puis reprenant son rôle de Président après celui de jeune marié, il profère ce qui lui parait être le discours volontariste qu’attendent les syndicats : «  L’état préfère investir pour moderniser le site, plutôt que de payer de l’argent pour accompagner des gens, soit en préretraite, soit au chômage. Nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire les investissements qui auraient du être faits depuis longtemps sur ce site et qui n’ont pas été faits » .

Le résultat c’est qu’après ce beau discours utopique, coupé des réalités que n’osait pas affronter le Président devant un front syndical arcbouté sur le poids historique du passé industriel et aveugle à toute reconversion, Gandrange à tout simplement « fermé » juste un an après, en mars 2009.    Cela n’empêchera pas le candidat Sarkozy d’affirmer lors de sa campagne de 2012 que sa promesse avait été tenue à Gandrange.  L’astuce c’est que lorsqu’il parle de salariés reclassés, il oublie de préciser qu’ils ont été reclassés à Florange, ou ils vivent 8 ans après le même scénario, provoqué par les mêmes causes que l’on ne veut pas affronter et qu’on esquive de façon ruineuse, pour une fin indubitable.

Florange et Hollande en 2016

Cinq ans après leur avoir fait la « promesse » électorale de sauver le site, François Hollande revient (comme promis) à Florange.  Petite précaution du moment,  cette fois ci il vient a Florange, non pas perché sur le toit d’une camionnette haranguer les salariés et les syndicalistes, ce 17 octobre 2016 il a rendu visite en catimini et sous haute protection, à l’écart de la presse et loin des syndicalistes.   Pourquoi tant de modestie, alors qu’il vient annoncer qu’il a tenu promesse.  Il a susurré dans un micro ouvert pour la circonstance : «Je voulais venir ici pour montrer que quand les engagements sont pris, ils peuvent être tenus, que quand des promesses sont faites, elles peuvent être tenues»  Il est vrai que les 629 salariés qui y travaillaient ont été reclassés sur place et aucun n’a été licencié.  Mais pour quel coût, financier et humain, et pour quel avenir ?.  On voit bien ici que la vision de l’avenir de la France industrielle est identique chez Sarkozy et chez Hollande. On raccommode les déchirures, on bidouille des solutions fort coûteuses du moment, mais aucun discours de vérité de peur d’affronter des syndicats à la fois non représentatifs et démagogues.  Et surtout pas de stratégie d’une politique industrielle visible.  Le pitoyable épisode d’Alstom Belfort, a fini d’en apporter la preuve.

Il faut un Président pour l’Avenir Industriel Français.

Il faut un Président qui ait une approche pragmatique de l’avenir industriel de la France, dans un monde ouvert et totalement voué aux nouvelles technologies. Il faut former les jeunes à ces futurs métiers, les aider à créer les technologies et les métiers de demain. Il faut investir dans le futur, et non ressasser, pleurer, et commémorer un passé industriel irrévocablement terminé.   L’avenir industriel de la France n’est probablement plus dans les ‘sparadraps’ illusoires qu’on place pour rafistoler Florange ou Gandrange, ou même Alstom Belfort,  il s’invente dans la « French Tech.

Le drame des deux derniers quinquennats c’est que ce discours industriel moderne et offensif n’a même pas été ouvertement prononcé.

Espérons que 2017 et une nouvelle Présidence, donnera cette chance à l’Industrie Française.  C’est par les emplois qu’elle saura créer que l’industrie résorbera l’énorme silo du chômage ou se perdent nombre de jeunes, et d’anciens que l’on n’a pas su former aux métiers de d’avenir.

nico-francois

 

 

 

 

 

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