Mêmes causes , Mêmes effets …….. Même faute , Même punition …

Le principe de ‘simplification’

Ce principe malheureusement rarement utilisé doit nous permettre de résumer le long deuxième débat tenu par les 7 candidats aux primaires ouvertes de la droite et du centre, aux propos essentiels qui y ont été tenus.

cause-effetLe tableau tiré au sort place Nicolas, l’EX qui veut revenir au centre de la pièce. Ce signe malheureux pour lui qui n’aime pas les centristes le suivra toute la soirée. Au centre des candidats, mais aussi au centre des critiques des autres candidats.  On a très vite compris que ceux dont il disait lui même qu’a part Copé et Poisson, ils avaient tous été ses ministres, avaient tiré de cette ‘collaboration’ ministérielle le même sentiment sur son incapacité a tenir la fonction. Copé lui qui n’a jamais été son ministre en arrive aux même conclusions en ayant été Président du groupe parlementaire et Président de l’UMP.  Poisson , lui est ailleurs, il prépare dans cette ‘primaire’ sa réélection de député dans la 10eme circonscription des Yvelines.

Les 6 qui disputent cette primaire contre l’ EX ,qui adopte la posture du sortant, en semblant oublier qu’il a été battu en 2012, sont unanimement d’accord sur l’incapacité de Nicolas à tenir le « JOB » . Leur avis de proches dans l’exécution de la tâche vaut disqualification de fait.  Lui qui s’était refusé à faire le moindre bilan de son échec, la moindre auto critique ou la moindre sincère introspection sur ses erreurs, se voit aujourd’hui rappeler son quinquennat à la figure.

Tous ont indélébilement inscrit à son passif  sa défaite de 2012 .. Et son auto défense « Ils ont le droit d’être candidats. De même qu’ils avaient le droit d’accepter les responsabilités que je leur ai confiées. Aucun ne m’a supplié de quitter le gouvernement… » parait bien faible

Pour être plus précis encore Bruno Le Maire appuyait un terrible « Tu avais dit avant 2012 que tu ne te représenterais pas si tu perdais. Les mots ont un sens. »  C’est par une réponse hors sujet que répond le mis en cause qui se sent agressé « Si quand on est battu on n’a plus le droit de se présenter, je te rappelle que tu as été battu à la présidence de l’UMP ! J’en suis heureux pour moi, et désolé pour toi. C’est la défaite qui fait apprendre des choses, comprendre des choses, et faire évoluer une personnalité. Je souhaite d’ailleurs que ça t’arrive. ».    C’est alors un Jean François Copé qui reprenait le sujet par un glacial « Les Français reprochent aux présidents successifs une certaine forme d’inconstance, de versatilité. La France ne peut plus avoir un président versatile. » adressé à l’EX.  il y ajoutait à titre de preuve de versatilité « Si aujourd’hui, les policiers et les gendarmes sont dans cet état de colère, c’est parce qu’une erreur folle a été commise il y a une dizaine d’années que de réduire de manière drastique les effectifs de police alors que la droite était au pouvoir. Nous avons diminué de 13 000 les effectifs de police et de gendarmerie entre 2007 et 2012, c’est un fait. » .  Même Nathalie Kosciusko Morizet  prend sa part en apostrophant l’EX avec « Je regrette qu’aujourd’hui, tu dénigres de cette manière le Grenelle de l’Environnement. »  elle eut droit à une réponse acide « Si j’avais été réélu en 2012, je pense que Nathalie se serait fait violence pour m’accompagner encore. (…) Je ne regrette pas ta nomination, Nathalie. Je ne suis pas sûr de le refaire, mais je ne regrette pas ta nomination. » sur laquelle en réponse elle ajouta sa dose de ‘venin’ « Je t’ai vu de près, et justement maintenant, je suis candidate contre toi. » .

Le sujet central si l’on peut dire fut celui du centriste Bayrou.  L’EX placé au centre de l’estrade, est aussi au centre de la polémique anti Bayrou qu’il alimente comme un repoussoir. Cela lui a été renvoyé au visage avec des arguments terribles.  Feignant l’assentiment à ses propos sur Bayrou, Bruno Le Maire lui envoie un terrible « Moi je suis d’accord avec ce que tu dis sur François Bayrou, mais ce serait plus crédible si tu n’avais pas fait l’ouverture à des ministres de gauche en 2007 ! » Aïe ça commence mal .   Sur un ton d’humour grinçant c’est Natalie qui envoie « On a eu le burkini, on a eu les Gaulois, et maintenant, on nous fait le coup de l’invasion centriste : c’est à la fois mensonger et stupide ! »   L’estocade étant réservée à Juppé qui eut la facilité de prouver la versatilité du combat anti Bayrou érigé en repoussoir en rappelant ce qu’a fait l’ EX en 2007  « Annoncer la couleur avant l’élection, ça me parait plus loyal que d’attendre le lendemain de l’élection pour faire rentrer au gouvernement des ministres qui appartiennent au Parti socialiste, sans que les électeurs en aient été prévenus. » Mis a part quelques borborygmes marmonnés la mâchoire rigide et l’œil noir afin de prouver sa détermination l’Ex est resté sans arguments crédibles.

Quelques points d’accord général à remarquer :

TOUS les candidats (même l’EX) sont unanimes sur le fait que les policiers doivent pouvoir utiliser plus librement leurs armes, lorsque leurs vies sont en danger.  TOUS sont d’accord pour augmenter le nombre des effectifs de police, et TOUS veulent augmenter le nombre de places en prison.

Plus important, car pour certains cela ne paraissait pas automatique pour certains, TOUS ont déclaré publiquement qu’ils ne voteraient pas pour Marine Le Pen si elle se hissait au second tour.   NKM précisant à l’attention de ceux qui se contenteraient de ne pas voter pour Marine, que « pour battre le FN, il faut le combattre ».  On devra sans doute renouveler l’eau du bocal de Poisson pour le 3eme débat.

Rappelons que si l’occupation du centre de la scène avait été attribué lors de ce deuxième débat à l’EX,   c’est Bayrou qui à été placé au centre de l’actualité par lui même.  Une façon d’exorciser le démon centriste et de conjurer son probable échec aux primaires, en faisant du Béarnais le repoussoir qui l’aura fait perdre une deuxième fois.  Chacun cherche ses excuses ou il peut, et Bayrou est une bonne excuse pour l’EX ,  il lui permet d’effacer son échec de 2012, et son probable échec aux primaires.   Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets.  C’est Sarkozy seul, avec sa stratégie, son positionnement, sa versatilité, ses outrances qui a précipité son échec en 2012, reproduction en 2016.

Mêmes causes, mêmes effets.  Même faute même punition.

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