L’Histoire du ‘Bleuet de France’ !

 bleuetLe 11 novembre 1918, le clairon sonnait enfin le cessez-le-feu.  L’Allemagne s’avouait vaincue, enfin, le carnage allait s’arrêter. les soldats revenaient dans leur famille après cinq années de luttes abominables. 1 400 000 d’entre eux ne reviendraient jamais. la «Grande Guerre» laisse derrière elle plus de 20 millions de blessés et d’invalides dont certains, gravement mutilés. C’est dans ce contexte que le Bleuet de France voit le jour. toutes les énergies sont mobilisées par la reconstruction humaine ou matérielle de ces véritables « revenants » de l’enfer.

A l’origine du Bleuet de France, deux femmes de leur temps à l’écoute des souffrances de leurs contemporains : Charlotte Malleterre (fille du commandant de l’Hôtel national des Invalides) et Suzanne Leenhardt, toutes deux infirmières au sein de l’Institution et qui souhaitaient venir en aide aux mutilés de la Première Guerre en créant dès 1925 un atelier pour les pensionnaires des Invalides dans lequel ils confectionnaient des fleurs de  Bleuet en tissu pour  reprendre goût à la vie et subvenir en partie à leurs besoins par la vente de ces fleurs.  Bientôt cette initiative se développe et prend une dimension nationale : la Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide à ces hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France .  Aujourd’hui, 98 ans après, à l’amorce d’un nouveau siècle, la vocation du Bleuet de France perdure et l’Œuvre agit sur de nouveaux fronts en favorisant, aux côtés des actions sociales traditionnelles, la transmission de la mémoire comme véritable vecteur de solidarité entre les générations.  Héritier d’une tradition de soutien aux victimes des conflits du XXème siècle, le Bleuet est aujourd’hui une manière de rappeler un passé national douloureux mais ‘solidaire’ afin de conforter un avenir porteur de cette valeur de solidarité à tous les Français.

En 2016 la France doit regarder fièrement les valeurs qui ont forgé son passé, courage, unité, solidarité, rassemblement, pour sereinement et avec espoir affronter son avenir.

Les Bourricots saluent par cet éditorial et ce bleuet l’ensemble des victimes dont les noms remplissent les stèles des monuments aux morts de nos villes et villages, mais aussi  l’heureuse initiative pleine de détermination, d’humanisme et d’espoir de ces deux infirmières Charlotte Malleterre et Suzanne Leenhardt.

En ce 11 novembre 2016,  honneur à leur mémoire.

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