On ne parle pas de ce qui fâche .. allez ouste !

Pour vivre heureux, ne parlons pas de ce qui fâche !

ce-qui-facheUn gouvernement, ça gouverne.  Un contrôleur ça contrôle.  Et bien en France tout ceci n’est pas évident.  L’exemple que donnent ci dessous Les Bourricots, est un parfait exemple du sérieux du  ‘contrôle’ financier et de l’endettement de l’Etat.

Il y a quelques jours,  le 23 décembre, et très discrètement, un décret a mis fin à « la conférence des finances publiques« .   Ques aco ?

Cette discrète instance était censée coordonner l’Etat, les collectivités territoriales et les organismes de Sécurité sociale, pour organiser la maîtrise des déficits publics et de la dette nationale .  Mais pourquoi donc ce ZinZin à t’il été supprimé en catimini pendant la trêve des confiseurs ?

Vous ne le croirez peut être pas, tout simplement parce que depuis sa création, elle ne s’était jamais réunie.

Il faut dire que lors de sa création en 2014 cette instance « conférence des finances publiques » n’était pourtant pas vraiment tout à fait une innovation.   Elle n’était que la résurrection d’une instance précédente créée en 2006, par Dominique de Villepin alors 1er ministre, et qui portait elle le doux nom de « conférence nationale des déficits publics ».  Celle ci a eu une vie plus longue puisqu’elle a perduré jusqu’en 2012, avec tout de même 3 réunions à son actif en 6 ans.  Une réunion en 2008 et deux en 2010.

A son arrivée au pouvoir en 2012, Jean Marc Ayrault supprime cette conférence nationale des déficits publics.  Les mots déficits publics étant douloureux à l’appareil auditif socialiste et de toute façon dogmatiquement incompris par la vocabulaire socialiste.  Alors faute d’oser appeler cette conférence investissements porteurs d’avenir radieux,  il la supprime tout simplement.   Une sorte de « cachez ces déficits que je ne saurai voir »  pudique, qui en dit long sur le réalisme comptable de nos dirigeants socialistes (et autres) nationaux.

Arrive Manuel Valls à Matignon le 31 mars 2014.  Celui ci se voulant plus crédible que son prédécesseur sur les engagements financiers de l’état, en bon ‘socialiste réformateur’ (variété très rare) dont la différence fondamentale avec les ‘socialistes dogmatiques’ se caractérise par le fait qu’ils prétendent savoir compter,  Manuel Valls a ressuscité l’institution de suivi des finances publiques, en lui donnant une existence légale par décret, fin 2014.   Hélas, allez savoir pourquoi, celle-ci n’ayant toutefois  jamais été réunie en deux ans,  le tout nouveau premier ministre par intérim Bernard Cazeneuve la supprime par décret du 23/12/2016.

abroge

On ne parle pas de ce qui fâche !

 Il n’y a pas de déficits publics, il n’y a que des dettes inavouables !

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