La SFIO, puis le PS. Et après quoi ?

Certains pourront se rappeler l’élection Présidentielle de 1969, d’autres pourront s’y intéresser en la découvrant.  En 1969, après la démission du Général De Gaulle, eut lieu la 3eme élection Présidentielle de la 5eme République les 1er et 15 juin.  Elle vit Gaston Deferre, un poids lourd du parti socialiste d’alors qui s’appelait SFIO (Section Française de l’ Internationale Ouvrière) réaliser le score peu glorieux de 5,01% au 1er tour du scrutin.  La SFIO ne s’en remit pas. Dés le mois de Novembre 1969 elle changea de nom pour devenir le PS (Parti Socialiste) et c’est en 1973 soit 4 ans plus tard au congrès d’Epinay qu’elle se dota d’un leader (Mitterrand) et d’une stratégie électorale d’union des gauches. Il fallut encore attendre 1981 soit 11 après l’échec de Deferre pour qu’il accède au pouvoir grâce a l’ambiguïté du très ‘Florentin’ François Mitterrand qui alliait derrière lui le spectre politique allant des radicaux de gauche au parti communiste, sur un programme rocambolesque proposant 101 propositions dont le plus grand nombre furent oubliées.

derniere-etapeCe qui va se passer les dimanches 22 et 29 janvier c’est un processus de décomposition du PS qui va contraindre ce qui en restera (et ce ne sera pas grand chose) à redéfinir une position dogmatique, une stratégie, un discours, et à se choisir un leader. Il passera donc certainement pas mal de temps avant qu’ils ne réinventent leur nouvel Epinay.

Honorable ou provoqué, le refus d’être candidat de François Hollande a laissé les Socialistes sur un champ de ruines.  Celui qui pouvait se donner l’apparence Présidentielle, son ex 1er ministre Valls, est pris en étau entre une position crédible d’assumer le bilan tout en ouvrant des perspectives et des projets, et l’attitude plus mielleuse apte aux socialistes dogmatiques en courant derrière Hamon et sa distribution illusoire de milliards de l’utopique revenu universel très appréciée par l’aile gauche socialiste. Coincé dans ce jeu de rôles, avec un électorat dont on ne connaît pas l’importance entre 500.000 ou 2 millions de votants.  L’Europe, au mieux totalement absente du débat à gauche, quand elle n’y est pas accusée de tous les maux, on voit mal qu’elles propositions porteraient à Bruxelles un Président socialiste pour contrer Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping qui espèrent sa dislocation.  Décidément le PS joue en ce moment sous les yeux des Français sa plus mauvaise pièce du théâtre politique de boulevard.

Cette primaire verra vraisemblablement Valls légèrement en tête au 1er tour, puis perdant au deuxième écrasé par l’association des utopistes et des dogmatiques de la gauche aussi profonde qu’irréformable. Il sortira de cet exercice ‘primaire’ du PS un candidat à très faible valeur ajoutée par ces débats, et très dévalorisé. Un score pitoyable rappelant celui de Gaston Deferre lui semble promis en Mai.

Après sa mort programmée dés le soir du 1er tour de la Présidentielle en Mai, derrière le score lamentable que fera leur candidat,  les ‘orphelins’ se rangeront selon plusieurs critères bien définis.

S’envoleront vers Mélenchon tous les gauchos du socialisme qui espéreront obtenir de l’ancien petit frère Jean Luc un strapontin pour les législatives qui suivront et ainsi éviter d’aller arpenter les bureaux de Pôle Emploi.

S’envoleront vers Macron ceux qui pensaient qu’une révision du dogme marxiste était possible, et qui ont vu leur espoir s’envoler avec la primaire. Ils retrouveront (peut être, mais pas sur) une oreille attentive à leur situation désespérée.

Entre ces deux envols il restera bien sur un petit escadron qui récupérera le drapeau pour essayer de refonder un grand parti . Après un long cheminement dans le désert qui commencera sans doute par un énorme congrès refondateur qui se tiendra à Saint Guillhem le désert (Choisi pour son nom) petit village de 250 habitants village de l’Hérault, qui accueillera triomphalement ces pèlerins politiques, venus des temps jadis pour aller on ne sait ou, en portant les reliques du PS.(la rose fanée)

Voila peut être, et les Bourricots pensent sans doute, comment va disparaître, le PS celui qui fut pourtant un géant politique Français.

Les Républicains, ex UMP, devraient méditer cela.  Eux qui au vu du succès de leur primaire semblent s’enfermer dans des dogmes extrêmes et extrêmement dangereux. Les Français ne croient plus a la sincérité des hommes politiques et très peu à leur compétence.  Les étiquettes ne leur parlent pas.

On hésite entre deux déclarations qui symbolisent bien le moment que vit la France formulées par :

Edgar Faure Né à Béziers en 1908 plusieurs fois Président du Conseil des Ministres, plusieurs fois ministre, Président du Parti Radical, mort en 1988 à Paris,  qui a dit :

« La réforme fiscale, c’est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l’étaient pas encore. » 

Et  Rodolphe Oppenheimer célèbre psychanalyste et petit fils d’Edgar Faure qui prédit un jour :

« La Droite, la Gauche ne sont plus que des directions, seul l’Avenir a un futur politique. »  

 

 

 

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