Le vrai débat : « ELU » c’est un Métier ou un Engagement ?

La question est posée depuis longtemps et les élus eux même n’y répondent pas, ou alors chacun à sa façon, c’est à dire façon langue de bois.

Pourtant le statut de l’élu est un vrai serpent de mer qui ressurgit périodiquement. Actuellement les « élus » sortant des deux assemblées parlementaires, députés et Sénateurs hésitent a parler clairement du sujet, car de nombreuses autres questions interférent au débat et devront être résolues.

Cumul de mandats, nombre de mandats successifs, nombre de parlementaires, et revenus réels.

Les électeurs souhaiteraient que cela change sur 3 sujets 

1°) Une chose parait faire l’unanimité chez les électeurs, il y a trop d’élus. 577 députés et 348 sénateurs.   La bonne mesure semble s’établir à 400 députés, dont 300 élus en circonscription, et 100 (soit un quart) élus a la proportionnelle sur des listes régionales.   Le sénat lui devrait être supprimé et transformé en chambre économique et sociale consultative, en le couplant avec le conseil économique et social, et en réduisant le nombre global à 300 membres en 3 tiers issus des conseils régionaux, des représentants des structures sociales CAF et CPAM, et des chambres économiques régionales regroupant les CCI, Chambre des métiers, de l’agriculture.

2°) Le cumul des mandats est le facteur qui obtient le consensus le plus important auprès de l’électorat, et qui bizarrement pose problème à bon nombre d’élus. Il faut dire que cela leur permettait, au prétexte de garder le contact avec le terrain et les électeurs,  de cumuler leur rémunération de député ou de sénateur, avec celle de maire, de président ou conseiller départemental, régional ; de président ou vice président de métropole ou d’agglo, etc  tout ceci existant jusqu’à cette prochaine élection ou la loi du non cumul devient enfin applicable.

3°) La limitation du nombre de mandats consécutifs.  Les Français souhaitent un renouvellement du personnel politique. Ce renouvellement générationnel doit porter aux sphères dirigeantes les nouvelles idées issues des nouvelles générations, et de plus empêcher les rentes de situations électorales que ne cessent de se constituer certains élus, au propre détriment de leur territoires.  Deux mandats, peut être 3 pour certains,  mais il faut cesser d’élire perpétuellement ces mêmes politiciens qui sont élus depuis 25 , 30 ou 40 ans, qui s’accrochent à leurs mandats dont ils ont fait leur métier et leur carrière, et qui n’ont jamais vécu et exercé d’autres métiers que leur mandat politique.  C’est cela la vraie césure avec le monde réel.

On entend dire que les 577 députés Français seraient sous-payés

Les 577 députés perçoivent mensuellement au titre de leur mandat : 7 185 € brut, (environ 5 500 € net).  Ils ont en plus 5340 € de l’IRFM (Indemnité représentative de frais de mandat) . Ces deux sommes cumulées font déjà 10 920 € net mensuel. ajoutez y le remboursement de frais de téléphone et d’Internet, des forfaits hôteliers et les transports gratuits . En outre ils disposent mensuellement d’ une somme de 9 500 € environ pour embaucher des collaborateurs, à leur convenance (même familiale).   Et pour tout dire les 348 Sénateurs sont encore mieux lotis que leurs collègues députés. Malgré cela et quelques autres avantages, certains parlementaires vivent dans les pires difficultés et sont contraints pour garder l’élégance nécessaire à la fonction, de se faire ‘offrir’ par de riches amis des costumes dignes d’un maharadjah. Pour d’autres ce sont des montres de très haute précision (et de collection) qui leur permettent d’arriver toujours a la bonne heure au bon moment. D’autres ce sont des chaussures dans lesquelles le confort de leur « arpions » est assuré.       Bref toutes sortes de combines qui ne stabilisent pas l’élu dans sa mission première « faire la loi ».

Faut il encore mieux les payer ?

Cette question pourra sans doute être retenue, mais certainement après que leur nombre et leurs attributions aient été revus et redéfinis.  Un député est un législateur, il établi la loi nationale et est sensé contrôler l’action du gouvernement. Mais il est élu sur une circonscription, sur laquelle il s’empresse d’établir une relation clientéliste avec l’électorat afin d’obtenir leurs suffrage dans les futurs scrutins.  Ce mode électif sur des circonscription pousse a pervertir le discours et l’action de l’élu.  D’autre part une proportionnelle intégrale redonne un pouvoir trop important aux seuls partis, et surtout aux mains de leurs apparatchiks.  La juste mesure entre les deux systèmes devra être trouvée.

Le nombre colossal d’élus,  577 députés et 348 sénateurs, rend facilement discrète et totalement invisible l’incompétence et l’ inutilité de certains élus, noyés dans la masse. Moins d’élus, plus responsables et plus visibles serait la bonne solution. Combien d’électeurs ne connaissent même pas le nom des élus parlementaires de leur propre département ?  Combien d’électeurs connaissent leurs actions et interventions (quand ils en ont faites) et combien connaissent leur votes sur les grandes décisions du parlement ?

Alors, rappelez vous de ‘La Question’

‘ELU’,  un Métier  ou un Engagement  ?

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s