Face à l’incertitude, la Logique s’impose toujours !

La Presse met en avant et en gros titres, que l’incertitude règne chez les électeurs. C’est tout à la fois vrai, et de bonne guerre pour vendre du papier, que de donner un minimum de suspens à la fin de l’histoire.

A seulement 19 jours du 1er tour du scrutin, le débat dans la Presse, écrite et parlée, tourne autour de l’ indécision des électeurs.  Les ‘indécis‘ seront ils abstentionnistes, ou voteront ils ?  et s’ils votent, pour qui voteront ils ?

Mais il y a une explication logique à ce ‘phénomène’ de doute et d’indécision.       Les seuls candidats qui agrègent le plus leur électorat, qui s’affirme sur et certain de son vote envers eux, ce sont les électeurs des candidats des blocs extrêmes.  A droite c’est Marine Le Pen, et à gauche Jean Luc Mélenchon.   Leurs électeurs se sont radicalement positionnés sur un créneau extrême de leur positionnement a droite ou à gauche.  Tous les autres c’est fluctuant, cela prétend encore avoir à réfléchir, bref ça dit ne pas être encore tout a fait surs de leur choix. A vingt petits jours de l’échéance, ce prétendu doute cache surtout une logique politique irréversible.

La France est naturellement un pays ‘centriste‘, dans le sens ‘non extrémiste’ , mais ce positionnement a été dynamité par le système bi- partisan qui s’est instauré au profit exclusif d’une prétendu droite et d’une prétendu gauche.   Ces deux blocs effaçaient jusqu’ici toutes les autres nuances en les agrégeant forcément autour d’eux, par l’ alliance électorale que leur impose le système électoral  du  scrutin uninominal majoritaire à deux tours  qui impose l’alliance par blocs droite et gauche pour gagner les législatives.  Ce système a fonctionné depuis 1958.  Tout d’abord efficacement, puis devant l’incapacité des partis à se renouveler tant dans les idées que par les hommes, et devant le confort de ce système qui voyait alternativement la droite et la gauche se succéder au pouvoir, ce sont les extrêmes qui ont progressivement pris du poids électoral, jusqu’à être aujourd’hui avec Marine Le Pen le possible 1er parti électoral de France.

C’est ce système de blocs et l’incapacité des partis de gouvernement à se renouveler qui ont créé la situation dans laquelle se trouve le pays aujourd’hui.  Les deux derniers quinquennats, Sarkozy et Hollande ont été l’apothéose qui a précipité la fin des deux ex partis dominants, le PS et  l’ UMP devenu depuis Les Républicains. De plus ce changement se fait dans la précipitation car ils n’ont rien vu venir, tellement imbus de leur positionnement et tellement accrochés a leurs sièges électoraux qu’ils en sont aveugles.

Alors comme en toute chose, en l’absence de raison et de conduite prudente, raisonnable et réfléchie, c’est toujours la logique qui s’impose.

Ce sont les partis appelés très malicieusement UMPS par le rusé Jean Marie Le Pen, père de la formule et de Marine qui l’utilise gaiement,  qui ont créé la situation inextricable d’incertitude dans laquelle se débattent les électeurs.  La mise en place des ‘Primaires’ en a été le criant aveu.

Pour la droite il s’agissait de choisir entre l’ambition malsaine de retour et de revanche de Nicolas, le précédent Président licencié,  et l’assurance grave et tempérée de Juppé.   Finalement c’est Fillon qui en est sorti tel un diable de sa boite, pour entrainer avec lui et ses turpitudes révélées depuis,  la droite dans le fond de l’abime électoral.

Pour la gauche, suite au retrait ‘prudent’ du président sortant, il s’agissait d’accomplir a chaud ce qu’aucun de leurs congrès n’avait pu faire à froid.  C’est a dire choisir entre le marxisme historique, et la social démocratie moderne. C’est Benoît Hamon qui est sorti de la boite au profit du rêve du salaire universel, et qui entraine dans le gouffre ce qui reste de la frange ‘stalinienne’ du parti socialiste, qui s’appelaient les frondeurs durant le quinquennat.

Le choix qui suivra l’incertitude est évident et surtout très logique. 

C’est la LOGIQUE qui veut que quand la droite est battue par l’extrême droite : Fillon 18%  Marine le Pen 25%.  Et quand la gauche est battue par l’extrême gauche : Hamon 9% Mélenchon 15% .  C’est (enfin) le Centre qui s’impose

Cette fois la victoire du centre entraînera l’explosion attendue et espérée par beaucoup d’électeurs des deux ex partis majoritaires, la disparition politique souhaitée de leurs leaders, et une recomposition plus adaptée à la réalité politique et sociale du Pays, qui permettra de lui rendre la prospérité et le rang qu’il mérite.

Ce soir le débat à 11,  celui de la confusion organisée et absolue !

Ce n’est pas ce que la Presse appelle le ‘DEBAT » de ce soir, avec 11 participants qui éclaircira les ‘incertitudes’ .4 heures de parlottes pour 15 minutes chacun environ, ce n’est pas un débat, c’est une chorale désorganisée, sans chef de chœur.  Ils essaieront de conserver les postures adoptées depuis le début. 5 solistes et 6 choristes.  Cette fois ce sont les 6 choristes qui apparaissant pour la 1ere fois au côté des solistes, qui se lâcheront, et porteront le coups.  Bref un spectacle, peut être,  un débat Non ! 

L’incertitude précède la logique !

Dans 19 jours, de fait Macron précédera Marine, Mélenchon, Fillon et Hamon.  Seul Jean Lasalle peut créer la surprise, car il est natif de la région de Lourdes, il faut donc garder une certaine prudence sur son sort. La logique n’est pas à l’abri d’un ultime miracle.

 

 

 

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