Aux Indécis de la dernière heure

Nous sommes dans le dernier tour, la cloche a sonné, le sprint se prépare, et cette longue course de haies se termine en trombe.

Certains nous racontent que c’est dans le dernier tour que tout se passe. Les haies ne compteraient pour rien.                    C’est sans doute une façon de se rassurer pour certains coureurs qui ont vu leur fraîcheur s’étioler à chaque passage de haie.

Les parieurs dans les tribunes doivent a présent se décider. On ne peut pas rester indécis éternellement.

Pierre Desproges disait : Le problème de l’indécis, c’est que le doute l’habite.

Le Dernier tour de piste du Premier tour électoral

Benoît , coureur choisi à la dernière minute par son équipe PS pour être leur représentant dans ce Cross de l’Elysée, à complétement raté sa course. Il a fait le sprint au début, puis s’est essoufflé à chaque obstacle.  Il finit visiblement sur les rotules, au grand désespoir des membres de son club de village « Les Frondeurs » qui étaient tellement fiers de le voir dans cette épreuve nationale.

François, lui a été sélectionné par un concours organisé par l’association La Manif pour Tous, une association pas très gaie ou gay (on ne sait plus) qui a choisi François comme candidat lors de la sélection primaire.  Il courait bien, il était racé, élégant, sérieux, honnête et travailleur.  Ce n’est qu’après le départ du marathon officiel que le coureur François s’est révélé sous un autre angle.  Racé et élégant c’était grâce aux costumes offerts par de très riches souteneurs ou soutiens, on ne sait comment dire. Honnête à la limite, mais avec d’énormes lacunes de mémoire qui lui font oublier jusqu’à l’embauche de sa femme et enfants.  Travailleur, certes, mais dans l’espace très clos de la politique, car il n’a jamais connu autre chose comme emploi.   Alors depuis le départ triomphal de la course, ou il caracolait en tête, au fil des étapes et des diffusions de révélations par le journal sportif l’ Equipe enchaînée, ce pauvre François s’étiole, s’étiole, et il ne lui reste plus pour le soutenir en bord de piste que les irréductibles paroissiens de Sablé sur Sarthe, son club formateur.

Il y a aussi Marine, la coquine. Elle a repris le maillot de son père Jean Marie, en essayant habilement managée par Florian (un entraineur venu du Chevénementisme), de donner une image Présidentielle au Front National, qui devient ainsi insensiblement le Front Mariniste.  Mais ne nous y trompons pas l’image peut changer pour être efficace, mais les méthodes et les grands principes sont intangibles, inamovibles. Marine saute les obstacles avec aisance et détachement. C’est une caractéristique de ce parti spécialiste en saut d’obstacles dont il tire parti en s’en glorifiant. Ce que les adversaires appellent des affaires, pour eux ne sont que des obstacles, mis en travers de leur chemin par des adversaires jaloux qui craignent leur ascension glorieuse vers le pouvoir.

Dans le registre je suis meilleur en fin de course qu’au début, il faut remarquer l’extraordinaire performance de Jean Luc.  Voila un enragé politique qui à traversé toute la galaxie de gauche pour finalement, insatisfait de tous ces particules, s’en fabriquer un pour lui tout seul .   En 1968 Jean Luc jeune étudiant, était membre de l’ OCI (Organisation communiste internationaliste) c’est a dire Trotskiste, Lambertiste.   Il y sera actif à Besançon, sous le pseudonyme de « Santerre » jusqu’en 1979.  C’est a Lons le Saulnier qu’il adhère au PS en septembre 1976.  Il y occupe très vite des responsabilités locales (secrétaire de section de Montaigu) et départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l’union sacrée entre le PS et le PCF.  Remarqué par Claude Germon membre du bureau exécutif du PS et maire de Massy (Essonne) il est embauché par celui ci pour devenir son directeur de cabinet.  Très vite Jean Luc devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l’Essonne, et son 1er secrétaire lors du congrès PS à Valence en 1981 fonction qu’il occupe jusqu’en 1986, en étant le plus zélé soutien de Mitterrand.   En 1988 Michel Rocard nommé 1er ministre, déclenche chez Jean Luc un érythème fessier qui provoque chez lui un état d’énervement colossal, qui l’entraîne a traiter Rocard de « gauche molle ».  En 1990 il présente sa propre motion au congrès de Rennes ou il obtient 1,35% de voix.   En 1992 Jean Luc appelle à voter pour le traité de Maastricht.  Au Sénat le sénateur Jean Luc prononce un discours dithyrambique, ou il glorifie l’ Euro monnaie commune « porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité, contre le dollar qui  porte la violence » … C’est beau non ? c’est du Jean Luc 1992 … Un peu plus tard en 1996, il dépose à la Convention du PS  un amendement intitulé « Tourner la page de Maastricht ».  Un étrange zig zag  ..    En 1997,au congrès PS de Brest,  Jean-Luc se présente au poste de premier secrétaire du PS .  Avec un score de 8,81% il y subit ce qu’il considère comme une humiliation suprême.  En 1999 le sénateur Jean Luc s’oppose à la ratification par le congrès du traité d’Amsterdam. L’année suivante en 2000 il accepte de participer au gouvernement de Jospin comme ministre délégué à l’Enseignement professionnel auprès du ministre de l’Éducation nationale Jack Lang, jusqu’en 2002 et au cataclysme Présidentiel qui voit le face a face Chirac Le Pen au 2em tour Jospin étant éliminé.  Au congrès PS de Dijon, Jean Luc présente conjointement avec Henri Emmanuelli (un banquier de chez Rothschild)  la motion Nouveau Monde qui obtient 16,3% .   En 2005 il soutient le NON qui sortira vainqueur de référendum. Lors de la Présidentielle de 2007, Jean Luc soutient Laurent Fabius c’est Ségolène qui est choisie.  Le sénateurs Jean Luc affirme néanmoins son soutien à Ségolène pour dit il  « être présent au deuxième tour et battre la droite ».   En 2008 au congrès PS de Reims, le sénateur Jean Luc signe la motion C intitulée « Un monde d’avance », conduite par Benoît Hamon,  avec 18,5% de voix, il qualifie ce rassemblement d’« évènement historique » .  Le lendemain 7 novembre 2008 Jean Luc quitte le PS et fonde un parti qu’il nomme tout simplement « Parti de Gauche » .. Depuis le sénateur est devenu Député Européen et le Parti de Gauche est la fiancée je t’aime moi non plus du Parti Communiste, avec lequel il s’associe ponctuellement tout en essayant d’en siphonner les voix.   Aujourd’hui Jean Luc n’a pas en tête de siphonner les voix du PC, cela c’est déjà fait,  aujourd’hui jean Luc veut siphonner les voix des frondeurs du PS.  Pour les amener ou ?  Mais la ou l’utopie mène toujours, c’est à dire l’énorme mur des réalités.  Et dans ce dernier tour de piste, il faut reconnaître qu’avec ses Insoumis, Jean Luc a drôlement pris du terrain au pauvre Benoît.  Mais insoumis et zigzagant est tout de même un drôle de dangereux parcours.

Reste l’autre coureur, Emmanuel, le petit nouveau. La révélation.   On le disait fragile, il fait partie du peloton de tête.  On le disait esseulé, certes lui, il court, mais il a avec lui une armée de supporters qui marchent.  Les journalistes le disaient peu expérimenté, il semblerait qu’ils aient confondu expérience et connaissance. certes il n’avait pas encore pratiqué le sport politique dans sa spécialité électorale,  mais il en connaissait parfaitement les pièges et les travers, ce qui lui a permis de les éviter.  Emmanuel file bon train, il a du souffle et surtout une fraîcheur inégalée par tous les autres coureurs.

Vivement la fin du dernier tour de piste du premier tour électoral .

 

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