Comment faire mieux avec moins ? …… Moins de gras, plus de muscle.

S’il fallait résumer très brièvement le sens et les propos qui ont été tenus par le Président Macron hier au Sénat lors de la séance d’ouverture de la conférence nationale des territoires, ce serait « Comment faire mieux, avec moins« .

Si le diagnostic de départ est partagé, a savoir que l’impôt local est trop injuste, dans une France aux territoires trop inégaux. L’objectif d’une France tout aussi diverse, mais plus équilibrée semble lointain. Alors en s’arrêtant au 1er constat, devant l’urgence de respecter le budget face aux contraintes des déficits maximum autorisés et aux espoirs d’une croissance économique réelle, mais encore fragile, le Président fait des propositions de réformes, permettant des économies.

La méthode que propose Macron aux élus locaux qui sont concernés par ce plan d’économies a réaliser sur leurs territoires sans pour autant baisser les prestations aux résidents, est de faire grossir le muscle en diminuant la graisse, avec plus d’idées novatrices et rationnelles pour compenser l’argent qu’il faut économiser.

La méthode proposée par Macron c’est de responsabiliser les élus, en leur octroyant plus de libertés et de décentralisation afin de leur permettre d’expérimenter des solutions novatrices adaptées à leur territoire,  d’organiser différemment afin de réaliser des économies de fonctionnement en contrepartie d’un effort d’investissement. Moins de gras, plus de muscle.   Cette méthode met l’élu territorial en responsabilité directe face à l’électeur, l’usager et le contribuable. Cela tombe bien, c’est souvent la même personne.

De son côté l’Etat qui se rend bien compte de l’injustice criante de la taxe d’habitation qui rend possible qu’on peut être taxé différemment d’un côté à l’autre de la même rue, et de l’impossible réforme des bases locatives,  propose de supprimer progressivement cet impôt ‘local’ injuste en le compensant par une dotation prélevée sur l’impôt national.   Les élus locaux sont chagrinés par cette perspective qui les prive de la liberté de fixer le taux d’imposition de la taxe d’habitation sur des bases locatives qui sont elles établies par l’état et qui semblent impossibles à réviser.    Fixer la taux d’imposition locale sur des bases irréalistes et irréformables, ne semble pas tout de même être un argument de poids à opposer à la réforme envisagée par le gouvernement.

Ou les ‘territoires’ communes, départements, devront ils trouver les 60 Milliards d’économie à réaliser dans les 5 prochaines années, dont 16 dés cette année ?

Les économies, sont comme le diable, elles se cachent toujours dans les détails.  Une multitude de petites économies peuvent être réalisées dans l’adaptation des services aux besoins des usagers. l’adaptation des horaires, l’utilisation des espaces publics, l’harmonisation des transports, les échanges inter communaux, etc etc, et au delà, la souhaitable fusion de communes qui permettrait avec moins d’élus et moins d’agents de conserver une qualité de service identique.  Toutes ces actions territoriales sont souhaitables pour créer cette saine dynamique d’économies, sur la souhaitable émulation de remplacer l’argent facile prélevé par les impôts par des idées originales, concrètes, pratiques et surtout dépendant de la décision de l’élu local, mais engageant et identifiant sa propre responsabilité.

Si la France n’a pas de pétrole, elle a parait il des idées, et beaucoup d’ élus.    Sans doute que ces élus ont des idées, c’est pour eux le moment de le prouver.

Le Sénat qui est la dernière cellule politique que n’a pas encore atteint la tornade du renouvellement qui a frappé la France lors des Présidentielles et des Législatives, a eu la réaction correspondant à sa réputation d’immobilisme. Dans sa réponse au Président de la République, le Président du Sénat à pointé négativement la réforme tendant à supprimer la Taxe d’Habitation en affirmant sans rire: « cette exonération affaiblirait le lien entre le citoyen-contribuable et la collectivité dans laquelle il vit ».  Un argument amusant, prétextant un drôle de lien que crée l’impôt dans un pays ou seulement 45% de contribuables paient l’impôt sur le revenu.  Il est des arguments qu’il vaut mieux éviter d’avancer, et celui ci semble en faire partie.

Rappelons aux Sénateurs que le lien essentiel est celui qui relie l’usager, le contribuable, et l’électeur.    Les Sénateurs qui sont élus par des élus l’ont peut être oublié.    Défendre le « Mille Feuille » administratif n’est pas pour les sénateurs une gourmandise, c’est pour eux une réelle vocation, une façon de justifier leur survie politique.

 

 

 

 

 

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