DEBAT : Corrida or not Corrida ? Suite et pas Fin ! … A Millas …

Alors qu’en France le mouvement anti corrida manifeste lors de chaque corrida et organise des débats passionnés sur cette pratique de spectacle ‘artistique’.   En Espagne le pays de la Corrida le problème à largement pris une tournure politique.

En  Catalogne le parlement autonome catalan a voté en juillet 2010 l’interdiction de la corrida, par 68 voix pour et 55 contre.  Cette interdiction était effective depuis le 1er janvier 2012.  Aussitôt ce texte voté à Barcelone, l’Alliance anti-corrida, basée à Nîmes, a estimé que cette interdiction était « une grande victoire, et un vote symbolique qui préfigure ce qui va se passer en France dans quelques années ».    Néanmoins le Tribunal Constitutionnel de Madrid cassait  le 20 octobre 2016 cette loi Catalane, et l’annulait au motif  qu’il s’agissait d’une « mesure prohibitive » qui portait atteinte au « Patrimoine culturel immatériel de l’Espagne » sur la conservation duquel veille l’Etat Espagnol, et sur lequel les régions n’ont pas le droit de légiférer.    Cette décision du Tribunal Constitutionnel a tout de même peu de chances de permettre le retour des corridas en Catalogne, car bon nombre d’Arènes ont été transformées ou désaffectées,  et que de plus à l’exemple de la ville de Barcelone de nombreux conseil municipaux ont pris des ordonnances municipales qui interdisent  les spectacles mettant en scène la mort d’un animal.

Les Corridas sont également interdites depuis 1991 dans l’archipel des Canaries.

A présent ce sont les Îles Baléares qui à leur tour viennent de légiférer sur ce sujet,  et leur parlement a tenu compte, par anticipation et stratégie, des attendus invoqués par le Tribunal Constitutionnel de Madrid, dont ils contournent fort habilement les motifs.

Le texte voté par le parlement de l’archipel des Baléares, sans interdire les corridas en définit le périmètre exact.

La réglementation permet aux toréros de toréer trois bêtes pour une durée maximum de dix minutes maximum par animal,  avec pour seul accessoire leur cape, et sans « aucun instrument pointu susceptible de produire des blessures ou la mort du taureau ».  Le parlement des Baléares pousse même les subtilités de cette autorisation réglementée jusqu’à obliger les toréros et les taureaux à se soumettre à des contrôles antidopage avant et après le spectacle.   De plus les spectacle taurins sont réservés à des spectateurs  ayant plus de 18 ans d’âge minimum pour y assister.

Voila qui devrait satisfaire tout le monde.   Les corridas, qui sont toujours autorisées sont autorisées, mais sans mises à mort et en étant surs qu’ aucun des acteurs toréro ou taureau n’est dopé.  C’est encore plus réglementé et surveillé que le tour de France cycliste.

A l’avenir le spectacle Taurin va énormément changer.

Voila les Corridas à l’ancienne.

Celles qui vont disparaître.  Ici sur la photo le matador Luis « Manoleste » et son épée face  a un splendide animal  au nom de Pajarito de la célèbre ganaderia Miura,  qu’il va expédier ad-patrés sous les applaudissements d’aficionados enflammés.

On lui octroiera en échange de sa prestation ‘artistique’ deux oreilles et peut être la queue.

 

 

Voici la nouvelle Corrida.

Ce sera plus soft, moins sanguin .

Ici sur la photo le célèbre torero Sébastien Charoletino qui va amener au grand concours du forail de Paray le Monial. le magnifique Charolais  Attila, de l’élevage Baudot de Pont-et-Massène.

Il y remportera le 1er Prix en forme de cocarde à afficher avec orgueil dans l’étable.

Et dans les PO.66 comment va évoluer la Corrida ?

Cet été 2017 encore, comme chaque année, l’apothéose tauromachique du département des Pyrénées Orientales, aura lieu  à MILLAS haut lieu de la tauromachie départementale.  MILLAS tient encore sa place de capitale départementale Politique et Taurine.

Une féria du feu de dieu.   6 Toros, les 3 premiers appelés  Pastis 51 et les 3 autres Ricard 45.  Un bon millier de toréros ivres, un maximum de spectateurs bœuf assoiffés de ‘Jaune‘. Et a la place de la mare de sang habituelle dans ce genre de spectacle,  une immense mer de vomi.    Un pur moment de joie de vivre et de culture dite populaire, et de bonheur partagé,  comme on en voit rarement dans notre département frappé par la déprime.  Alléluia Alléluia la corrida cela sert à ça … à Millas.

Cette année sera peut être l’année de la bascule, vers une autre façon de faire la féria à Millas.  L’année prochaine sans être vache, Ségolène dansera devant Louis sous les yeux révulsés de Marine jalouse.  Damienne assurera le tempo, en garantissant le même temps de danse à chacun et chacune, l’égalité n’est elle pas la base du socialisme..  Ce sera un festival folkloropolitique de danses folkloriques du passé.  Le tango socialo et la rumba frontesque seront à l’honneur de ce 1er festival 2018, appelé à remplacer la tuerie et l’ivresse de la féria taurine Millassoise, par la légèreté lancinante de la danse du ventre électorale.

L’Espagne se prépare à la mutation de la Corrida.   La France y est déjà prête.

L’élevage Français a depuis très longtemps favorisé les races à viande, au détriment des races de combat.

Seul ‘petit bémol ‘, mais qui est tout de même un réel problème qui demeure et qui se déroule beaucoup plus discrètement, presque honteusement, et sans spectateurs.   Au niveau de la cruauté certains abattoirs Français n’ont rien à envier aux anciennes arènes Espagnoles.

Alors CORRIDA or not Corrida ?      Suite et pas Fin ! … A Millas …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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